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Interview avec le gérant d'ifm electronic Michael Marhofer |
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ifm electronic qui vient de remporter l'un des prix technologiques des innovations les plus importants démarre maintenant la plus importante offensive de produits dans l'historique de la société dans le domaine AS-interface. Le gérant Michael Marhofer en explique les raisons.
AS-i DAS MAGAZIN : M. Marhofer, vous venez de rentrer dans l'histoire des innovateurs en remportant le prix du Hermes Award 2005. Etes votre société montée dans une nouvelle division ?
Michael Marhofer : En ce qui concerne le grand public, vous devez avoir raison. Et ce prix nous aidera bien sûr à attirer l'attention de nouveaux prospects. Cependant, nos clients nous ont toujours considéré comme une société innovante, créative et surtout effective lorsqu'il s'agit de solutionner des problèmes individuels.
AS-i DAS MAGAZIN : Et cette solution peut être – mais ne doit pas être - une innovation révolutionnaire, n'est-ce pas ?
Michael Marhofer : Justement. Une innovation en tant que fin en soi n'est pas question pour nous. Trouver la solution optimale pour nos utilisateurs – c'est l'impératif ultime pour ifm electronic. Notre stratégie est la proximité avec nos clients – et non pas de nous mettre aux nues.
AS-i DAS MAGAZIN : Alors « close to you » continue d'être le slogan de votre société ?
Michael Marhofer : Absolument. Pour nous « close to you » n'est pas seulement un slogan publicitaire, c'est notre philosophie. De ce fait, nous avons une organisation de vente qui est l'une des plus performante de l'industrie à l'échelle mondiale. Chaque jour 800 collaborateurs ifm sont en contact direct avec nos clients. De ce fait, nous sommes toujours dans l'air du temps et savons exactement ce qui se passe sur le marché et ce dont il a besoin. Un développement ciblé ne doit pas s'orienter à ce qui est faisable techniquement mais exclusivement au bénéfice client.
AS-i DAS MAGAZIN : En d'autres termes : Vous ne cherchez pas de problèmes pour vos solutions, mais des solutions pour des problèmes existants. En fait, ça devrait être une évidence.
Michael Marhofer : Justement. Et cela devrait sûrement être une évidence mais malheureusement la réalité n'est pas comme ça. Cela se voit déjà dans la technologie de tous les jours. Je parie qu'une personne à peine est à même d'utiliser toutes les finesses techniques intégrées dans une voiture milieu de gamme. En automatisation cette tendance est en partie encore beaucoup plus manifeste. J'ai parfois l'impression comme si de nombreux développeurs intègrent simplement tout et délègue tout élégamment la décision quelles fonctions sont vraiment nécessaires au client. Et d'ailleurs on le fait payer pour les options dont il n'a pas du tout besoin.
AS-i DAS MAGAZIN : Mais c'est seulement une raison pourquoi il devient de plus en plus difficile pour de nombreux utilisateurs d'appréhender le marché de l'automatisation. Une autre pourrait être la multitude des systèmes concurrents.
Michael Marhofer : Heureusement quelques normes régionales se sont entre-temps imposées. En Europe Profibus domine le niveau de terrain et d'appareils, aux Etats-Unis DeviceNet, en Asie DeviceNet et CC-Link fonctionnent côte à côte. Et pour des installations conçues pour le niveau de bus primaire il y avait et il y a de toute façon peu d'alternatives à l'AS-interface.
AS-i DAS MAGAZIN : C'est donc le statu quo. A en croire aux experts, nous nous trouvons juste face à une nouvelle ère – mot-clé : Ethernet.
Michael Marhofer: Les experts en discutent beaucoup depuis des années, c'est juste. La connexion des installations de production au système IT est de toute façon utile. Imaginez les possibilités de la maintenance à distance ou de la configuration. Mais pendant longtemps il ne s'est pas passé beaucoup. Ce n'est que désormais que se dessinent des solutions concrètes. Profinet en Europe par exemple ou Ethernet IP aux Etats-Unis.
AS-i DAS MAGAZIN : Mais l'Ethernet tout seul n'est pas à même de révolutionner le monde de l'automatisation. On a besoin d'au moins un partenaire fort – de préférence au premier niveau de l'automatisation.
Michael Marhofer : Nous ne savons pas encore ce que les solutions Ethernet permettent de réaliser un jour. Mais une chose est sûre : Avec Ethernet il ne sera jamais possible de collecter les signaux des capteurs TOR économiquement. De ce fait, la combinaison avec AS-interface propose en fait des synergies optimales. Comme chacun sait, AS-interface peut communiquer facilement avec tous les autres systèmes. Hormis sa simplicité ingénieuse et son efficience imbattable des coûts, c'est un des avantages les plus importants de la technologie AS-i.
AS-i DAS MAGAZIN : Michael Marhofer – un fan AS-i convaincu ?
Michael Marhofer : On peut le dire ainsi : ifm electronic est un membre fondateur de l'association de fabricants AS-International et nous n'avons pas regretté cette décision une seule seconde. En regardant le développement conséquent du système au cours des dernières années – cela peut vous vraiment rendre un véritable partisan. Le concept Safety at Work à lui seul permettant l'intégration sans problème à un prix compétitif est un véritable jalon dans l'historique de l'automatisation.
AS-i DAS MAGAZIN : L'optimisme pour planifier les années à venir se repose donc également sur un jugement positif de l'avenir AS-i ?
Michael Marhofer : Certainement pas seulement, mais bien sûr ceci se reflète dans la définition des objectifs de la société. Nous tablons sur une augmentation du chiffre d'affaires d'au moins dix pourcent par an pour l'ensemble d'ifm, mais la croissance de nos produits AS-i sera encore beaucoup plus haute. D'autant plus que nous planifions l'offensive de produits la plus importante dans l'historique de la société dans le domaine AS-interface pour les deux prochaines années.
AS-i DAS MAGAZIN : M. Marhofer, nous vous remercions de l'entretien.
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